Quelques infos sur les Gambier

 

Archipel atypique de la Polynésie, il est composé de 5 îles principales toutes dans le même lagon. L'archipel des Gambier est le fruit d'une alchimie entre histoire, lagon et îles verdoyantes!

Transparent, turquoise et parsemé de têtes de corail, le lagon affiche un éventail de bleus contrastant merveilleusement avec les montagnes verdoyantes environnantes. La randonnée est une activité idéale pour tirer le meilleur parti de ses paysages uniques.
L'archipel des Gambier propose aussi une histoire sur les missions catholiques du XIXè siècle. On retrouve des édifices religieux remarquablement conservés sur chaque île de l'archipel dont la cathédrale Saint Michel de Rikitea.

La plus grande île, et la seule habitée de façon permanente à l'exception de quelques foyers isolés, est Mangareva avec Rikitea comme chef-lieu. Les trois autres grandes îles sont Aukena, Akamaru et Taravai. Ces îles font partie de la commune des Gambier, dont l'île de Mangareva est le chef-lieu. Un aérodrome existe sur le motu Totegegie. Le mangarévien et le français sont les langues d'usage.

L'idéal pour visiter les Gambier est de faire le tour de l'archipel en bateau et le compléter par l'ascension du Mont Duff (441m) qui donnera un panorama époustouflant au visiteur.

La perle est la principale économie de l'archipel. Le lagon ouvert et sa fraîcheur donne aux perles des Gambier des couleurs et des reflets magnifiques. La perle des Gambier est réputée pour être la plus belle de Polynésie.

Côté météo, les îles Gambier jouissent d'un climat maritime de nature tropicale mais relativement frais. Les cumuls de précipitations varient peu tout au long de l'année. En revanche, le facteur saisonnier est important pour les températures où la température moyenne de mars, mois le plus chaud, est de 26°C et la température du mois d'août, mois le plus frais, est de 21,5°C.

Histoire

Les îles Gambier furent peuplées à partir du xiie siècle de notre ère. Ce n'est que beaucoup plus tard, le 24 mai 1797 qu'elles furent découvertes par des Européens, avec le passage dans leurs eaux du navigateur britannique James Wilson. Naviguant avec son équipage et quelques missionnaires de la Société missionnaire de Londres se rendant à Tahiti, il baptise l'archipel du nom de l'amiral britannique John James Gambier soutenant les activités de la mission. De plus, il nomma le point culminant des îles (sur l'île de Mangaréva), du nom de son navire le Duff.

Il faudra attendre jusqu'en 1826 pour que le premier Européen, Frederick William Beechey, aborde sur une île. L'officier britannique y découvrit les Mangaréviens qui appartenaient à l'ethnie polynésienne, ils étaient environ 5 000, étaient végétariens[réf. nécessaire] et parlaient un dialecte, le mangarévien. À cette époque, le roi des Gambier, Maputeoa, résidait à Rikitea. La population était répartie sur les quatre îles principales. Quelque temps plus tard, les récits de Beechey attirèrent de nombreux navires de commerce – dont ceux des marchands Thomas Ebrill et Allain Jacques Guillou qui y font a partir de 1832 le commerce régulier des perles4 –, ce qui fit de Rikitea une importante escale de réapprovisionnement et un centre de commerce avec les indigènes pour sa nacre de bonne qualité, abondante dans les vastes lagons.

En 1834, fut fondée la première mission catholique de Polynésie, par la Congrégation des Sacrés-Cœurs (Picpus). Honoré Laval, le supérieur de la mission et le père François Caret y multiplièrent les constructions d'édifices à vocation religieuse (une imposante cathédrale de 48 mètres de long sur 18 de large (la cathédrale Saint-Michel de Rikitea), neuf chapelles, tours de guet, prison,...) sur toutes les îles environnantes. L'explorateur Jules Dumont d'Urville accoste sur l'île en 1838, à bord de L'Astrolabe, et loue la mission évangélique5.

En 1844, les îles sont placées sous protectorat français, ce qui ne fut cependant jamais ratifié par le gouvernement français5. Le roi Maputeoa meurt en 18575, Honoré Laval, devenu chef de la mission, étant considéré comme le représentant officiel du gouvernement français5. Entré en conflit avec les autorités françaises, souhaitant instaurer une « théocratie missionnaire », Laval est finalement contraint de quitter l'île le 4 avril 1871, deux mois après les élections législatives françaises.

Ayant été une entité semi-indépendante depuis 1844, c'est finalement en 1881 que les Gambier sont officiellement annexées à la France.

La population va décliner très rapidement, puisqu'en 1887 il n'y a plus que 463 personnes. Les commerçants convoitent la nacre locale 5.

De 1966 à 1996, les essais nucléaires conduits par l'armée française sur l'atoll de Moruroa entraînent une présence militaire importante sur l'archipel, et bon nombre d'habitants travaillent parfois sur le site d'essais. Les retombées radioactives et leurs conséquences sur la santé publique font l'objet d'une vive polémique6.

L'émigration était forte et la population du village stagnait : elle s'élevait à 580 habitants en 1956 et 560 en 1983. Depuis, elle a fortement augmenté (1 097 en 2002), le dernier recensement d'août 2007 fait état de 1 337 habitants7.

Gaston Flosse, connu autant par ses passages à la présidence de la Polynésie Française que par les affaires judiciaires auxquelles il a été mêlé pendant sa carrière, est originaire de Rikitea.

Le point du 27 oct 2011

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